Des réalisations
Les écharpes
Tisser est facile et même si vous ne vous sentez pas encore très experte, vous pouvez déjà tisser des écharpes avec une pleine garantie de succès.
Large, de laine très fine, assortie à une tenue d’hôtesse, l’écharpe devient étole (vous pouvez la tisser dans toute la largeur. du métier) et vous procure douceur et note élégante. Suivant la toilette que cette étole doit accompagner, vous la confectionnerez unie, rayée, à motif quelconque, au point de toile ou en reps, ou les deux mêlés (très jolis effets). Si l’étole est unie et au point de toile, elle peut être ensuite rebrodée, simplement ou richement, seulement sur les pans ou entièrement. De même, les franges sont facultatives. Si vous en désirez, commencez votre tissage à une certaine hauteur. En nouant solidement les deux premiers fils aux côtés du métier, vous ne risquez pas de déraper en tassant ensuite votre travail (si vous désirez une étole très légère, vous aurez intérêt à tasser le moins possible). Qu’il y ait des franges ou non, brodez solidement et plus ou moins visiblement les début et fin de travail, afin que les fils ne puissent se défaire à la longue. Pour les franges, rien de plus aisé. Il suffit de nouer le nombre de fils désirés à la bonne hauteur. Pour y arriver avec un maximum de régularité, bloquez un crochet ou une aiguille à tricoter au milieu du noeud, là où il doit se placer finalement, puis tirez les brins. Les franges une fois nouées, on peut les renouer avec la technique du macramé.
Pour les écharpes, on peut en tisser deux ou plus, à la fois, sur un métier large, afin de profiter d’un coup des possibilités de manoeuvre, Il suffit de travailler avec plusieurs navettes : il est plus facile de lancer 3 fois la navette mais de tasser 1 seule fois les fils plutôt que de faire séparément trois écharpes étroites. Mais une écharpe peut être confectionnée comme un jeu d’enfant avec une barrette à tisser d’inspiration mexicaine. Les bandes produites ainsi sont cousues ensemble.
Les ponchos
Sur des métiers de grande dimension, on peut faire des ponchos de deux façons, soit en exécutant un carré parfait puis en coupant l’ouverture de tête qu’on rebrode ensuite soigneusement, soit en tissant directement le carré avec une ouverture en diagonale. A la hauteur voulue pour le commencement, on utilise alors simplement une ou des navettes supplémentaires. Des deux côtés du métier, des franges sont prévues. Après finition, on ajoute artificiellement des franges aux côtés qui n’en ont pas (lisières). Vous constaterez que, spectaculaires, les ponchos sont finalement les pièces les plus faciles à tisser, ainsi que les écharpes en tous genres, pour peu que vous vous serviez de laines épaisses, éventuellement brutes, ce seront des vêtementscouverture.
Autres vêtements antifroid
Avec de grosses laines, on peut aussi confectionner facilement des gilets de berger : un rectangle pour le dos, deux rectangles étroits pour le devant (tissés ensemble en séparant les navettes comme pour les écharpes), deux coutures sous bras, deux autres d’épaules (légèrement creusées après essayage) et on a un vêtement « sauvage », si prisé ces dernières années. Dans le même esprit, le manteau part du même principe, sauf que les mesures devront tenir compte des endroits les plus larges du corps (hanches, poitrine) et que les rectangles devront être allongés. Pour les manches, deux autres rectangles, qui seront « formés » à l’essayage et à la couture. Ces manteaux demandent des fermetures de bois avec brides en corde tressée.
De grands carrés impeccablement tissés peuvent donner de douillets burnous pour bébé. On replie une des pointes du carré en triangle jusqu’au centre et on passe une cordelière à la démarcation. Un autre ruban ou cordelière est passé dans les deux petits côtés du triangle, qui devient capuchon. Une fermeture à glissière est cousue sur les deux grands côtés.
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