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Accueil du site / L'analyse des triglycérides

 L’analyse des triglycérides

 

Faites attention à l’heure de votre bilan ! Votre cholestérol ne change pas vraiment si vous l’analysez après avoir mangé. Ce n’est pas le cas du taux de triglycérides : il peut grimper de façon significative si vous avez avalé quelque chose. Faites vos analyses à la première heure. Ne mangez ni ne buvez rien (sauf de l’eau plate) durant les dix ou douze heures précédentes.

La chasse aux lipoprotéines (a)

Comme le taux de triglycérides, les lipoprotéines (a) peuvent annoncer une maladie cardiaque. Cette graisse dans le sang doit être prise très au sérieux. Lp(a) est en fait une protéine collante qui s’attache au cholestérol. Les molécules de Lp(a) s’associent aux particules LDL dans votre sang pour vous causer un double tort. Les particules Lp(a) sont si collantes qu’elles peuvent bloquer vos artères et y faire des caillots. Pire même : elles sont capables de confisquer l’enzyme qui dissout naturellement les caillots se formant dans votre corps et, donc, l’empêcher de travailler. En conséquence de quoi le caillot pourra endommager vos artères et même provoquer une crise cardiaque.

L’analyse sanguine vous donne votre taux Lp(a). 20 mg/dl, c’est normal. Entre 20 et 30 mg/dl, c’est juste. Au delà de 30 mg/dl, c’est trop. Si vous êtes dans ce dernier cas, il est possible que vous soyez malheureusement génétiquement prédisposé à ces taux élevés.

Mais il est plus probable qu’ils résultent de ce que vous mangez. Une des causes majeures découle des trop grandes quantités de matières grasses hydrogénées ou partiellement hydrogénées les terribles acides gras trans dont je parlerai longuement au chapitre 14. Pour faire baisser votre taux de Lp(a), mangez plus de graisses saturées. Vous ferez un grand pas en jetant la margarine et en vous mettant au beurre.

Peut être vous demandez vous pourquoi votre organisme fabrique naturellement quelque chose de potentiellement dangereux ? Quel est le bienfait des lipoprotéines (a) ? Cette question, le grand chimiste, deux fois lauréat au prix Nobel, Linus Pauling se l’est posée. Il y a donné une réponse très intéressante. Les humains et autres primates, tels les gorilles, font partie des rares animaux qui ne fabriquent pas leur propre vitamine C (les autres étant les chauves souris mangeuses de fruits et les cochons d’Inde). C’est pourquoi ils doivent tirer la vitamine C de leurs aliments. Par ailleurs, ceux qui ne peuvent fabriquer la vitamine C sont les seuls à avoir dans leur sang des lipoprotéines (a). Selon la théorie de Pauling et de son collègue, le Dr Matthias Rath, les lipoprotéines (a) se mettent en route pour répondre à un manque de vitamine C. En quantité normale, les Lp(a) veillent à la solidité de vos vaisseaux sanguins, protègent vos artères, viennent réparer différents dégâts exactement ce que fait la vitamine C (parmi les nombreux rôles essentiels qu’elle joue dans votre corps).

Pour prouver leur théorie, Pauling et Rath ont commencé par déclencher une athérosclérose chez des cochons d’Inde en les empêchant d’accéder à la vitamine C. En l’absence de cette vitamine, les lipoprotéines (a) se sont accumulées. Quand on leur a donné de grandes quantités de vitamine C, ils n’avaient pas développé de plaques d’athérosclérose dans leurs artères endommagées.

La théorie Pauling Rath suggère que des doses élevées de vitamine C par exemple plusieurs grammes par jour maîtrisent les lipoprotéines (a). Ils ont découvert que l’acide aminé de la lysine aidait considérablement ces patients en rendant inoffensives les lipoprotéines (a) sans même en diminuer le taux dans le sang.

En combinant le protocole Pauling Rath avec un régime contenant peu de graisses industrielles et beaucoup de graisses saturées, accompagnées de certains nutriments tels l’acide nicotinique et le N acétylcystéine, vous pourriez faire baisser votre taux de lipoprotéines ou du moins les rendre moins offensives, et tout cela sans médicaments.

 

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