Protéine réactive C : un nouvel indicateur des maladies cardiaques
Suivre un régime de santé permet en grande partie de prévenir nos maladies cardiaques. Mais malheureusement cela ne suffit pas pour tous. Certains patients sont très peu touchés par les risques habituels, taux élevé de triglycérides ou obésité, qui favorisent les crises cardiaques. Mais ils en courent d’autres. Ils ont, par exemple, des taux élevés de protéine réactive C. Ce qui peut indiquer une inflammation sanguine.
Pendant des années, les médecins ont détecté cette protéine par les analyses de sang. Ainsi ont ils pu confirmer le diagnostic de troubles inflammatoires comme l’arthrite rhumatismale. Récemment, nous nous sommes rendu compte que des taux, même faibles, de protéine réactive C étaient associés à des risques élevés de maladies ou de crises cardiaques.
De tous les facteurs qui contribuent à augmenter le taux de protéine réactive C, l’obésité semble venir en tête. On trouve ces taux élevés chez les obèses, comme si leur excès de poids provoquait une inflammation chronique.
Malheureusement, on trouve aussi des taux élevés de protéine réactive C chez des personnes dont le poids est normal et qui semblent en bonne santé. D’après une étude majeure publiée en 1997, les hommes dont le taux de protéine réactive C est le plus élevé courent trois fois plus de risques d’avoir une crise cardiaque et deux fois plus une attaque que ceux dont le taux est bas.
Ces taux élevés se révèlent encore plus dangereux pour les femmes. Les plus touchées sont celles qui sont ménopausées et prennent des hormones standard. Les plus âgées ont en général des concentrations de protéine réactive C plus fortes que les hommes au même âge. D’après une étude de 1998 portant sur le personnel soignant féminin, comme pour les hommes, plus le taux de protéine réactive C est élevé, plus les risques de troubles cardio vasculaires sont importants. Ces risques se sont avérés beaucoup plus importants pour les femmes. Celles qui avaient les taux de protéine réactive C les plus élevés couraient 7,3 fois plus de risques d’avoir une crise cardiaque que celles dont les taux étaient normaux.
Mais la protéine réactive C a cet avantage qu’elle peut annoncer très tôt la venue de troubles cardiaques. Chez les hommes, de six à huit ans plus tard ; pour les femmes, nous ne savons pas encore. Ce qui laisse le temps de perdre du poids, de se débarrasser des hormones de remplacement, et d’adopter le régime et les nutriments qui protègent le cour, ceux dont je vous parlerai au cours de ce livre.
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