Superoxyde dismutase, catalase et glutathion
L’enzyme antioxydant superoxyde dismutase marche de concert avec la catalase et le glutathion pour désarmer rapidement les radicaux libres les plus dangereux. Voici comment ces deux enzymes interagissent : quand le métabolisme de votre mitochondrie fabrique des radicaux libres, le superoxyde dismutase se dépêche de les transformer en peroxyde d’oxygène et d’hydrogène. Ce qui pose cependant un problème. Quand un radical libre superoxydé rencontre un peroxyde d’hydrogène, il forme le radical libre très réactif connu sous le nom d’hydroxyl.
De tous les radicaux libres, l’hydroxyl est le plus dangereux, celui qui provoque le plus de ravages dans votre organisme. Il faut l’anéantir instantanénent, au moment même où il est produit. Hélas, votre corps ne fabrique pas l’enzyme miracle capable d’en venir à bout (bien que, comme je vous le dirai plus loin, vous ayez d’autres défenses). C’est là qu’intervient la catalase. Elle agrippe le peroxyde d’hydrogène et en fait de l’oxygène et de l’eau avant qu’il ne puisse former un radical hydroxyl. L’oxygène et l’eau sont alors réutilisés par vos cellules comme part du métabolisme normal.
La catalase a cependant une limite importante : elle ne travaille que dans les parties acqueuses de vos cellules. Elle protège leurs parties grasses, comme les membranes cellulaires, des peroxydes lipidiques ces radicaux libres qui se forment quand le peroxyde d’hydrogène attaque les lipides.
Et c’est là qu’intervient le glutathion. Le glutathion est l’enzyme antioxydant le plus abondant de votre organisme. Il est partout, à l’intérieur et à l’extérieur de vos cellules, toujours à la recherche des molécules de peroxyde d’hydrogène que votre catalase a manquées. Le glutathion protège aussi votre membrane cellulaire contre la peroxydation des lipides. Dit simplement, la peroxydation des lipides surgit quand un radical libre vole un électron à partir de la délicate membrane grasse de la cellule. La peroxydation des lipides, comme tout ravage des radicaux libres, est une réaction en chaîne qui se poursuit jusqu’à ce que quelque chose dans ce cas le peroxydase de glutathion ne l’arrête. Sans le glutathion, les ravages continueraient, affaiblissant toujours plus la membrane cellulaire jusqu’à ce que la cellule, irrémédiablement endommagée, ne meure. Cependant, si les peroxydes de lipides sont rapidement vaincus, votre organisme a les moyens de reconstituer la membrane cellulaire et de rétablir ainsi son bon fonctionnement.
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