Vitamines B
L’ensemble du complexe vitamine B de la thiamine à la cobalamine (vitamine B12) est essentiel au fonctionnement cérébral. Vous avez, entre autres, besoin de vitamines B pour fabriquer vos neurotransmetteurs. Si vous en manquez, il est vraisemblable que vous manquiez aussi d’autres vitamines. Même une légère déficience peut provoquer des problèmes cognitifs, perte de mémoire, confusion, anxiété, dépression, troubles du sommeil.
Il me semble que les déficiences en vitamines B sont souvent à l’origine de nombreux cas de démence sénile. On les trouve peu dans la nourriture. Plus nous vieillissons et moins nos organismes les assimilent. Ajoutez à ceci le fait que beaucoup de personnes âgées n’absorbent pas suffisamment de calories. Celles qu’elles absorbent leur sont souvent fournies par des aliments pauvres en vitamines B. Ce qui vous donne presque la formule de la déficience.
J’ai longuement parlé de la valeur des vitamines B dans d’autres ouvrages. Ici, je ne vous parlerai en détails que de deux vitamines B. La première est la vitamine B dont toute personne ayant dépassé cinquante ans risque de manquer la cobalamine, que l’on connaît aussi sous le nom de vitamine B12. La seconde est l’acide folique, la vitamine B qui protège votre cour et aussi votre cerveau.
Votre taux de vitamine B12 décroît sérieusement avec l’âge. Parce que, pour l’assimiler à partir des aliments, votre estomac ne met pas seulement à contribution l’habituel acide hydrochiorique et la pepsine mais aussi une substance spéciale appelée le facteur intrinsèque. Mais plus vous vieillissez et moins vous fabriquez de fluides digestifs, y compris le facteur intrinsèque. Si vous avez dépassé soixante ans, il y a toutes les chances que vous ne produisiez plus suffisamment de facteur intrinsèque pour vous permettre d’assimiler à travers les aliments toutes les vitamines B12 dont vous avez besoin. En conséquence de quoi progresse lentement et insidieusement une déficience en vitamine B12 qui s’accompagne de divers symptômes de sénilité. Une sérieuse déficience en la matière apparaît de toute évidence dans les résultats d’un bilan sanguin parce qu’elle provoque un type d’anémie qui ne trompe pas. En revanche une déficience légère n’apparaîtra pas, et les personnes âgées qui en manquent normalement montreront quelque déficience symptomatique.
En fait, l’importance de cette déficience en vitamine B12 chez les adultes âgés est étonnamment grande. Selon une étude récente, 40 % de la population constituée par les plus de soixante sept ans atteignent des niveaux optimaux et 12 % sont frappés d’une déficience totale.
Cette déficience en vitamine B12 progresse lentement. Elle commence souvent bien des années avant que vous ne soyez considéré comme une personne âgée. Les dégâts qu’elle provoque surgissent graduellement et ne peuvent pas toujours être soignés. Je préfère voir mes patients prendre à partir de cinquante ans des compléments de vitamine B12, en injections mensuelles si possible. La bonne dose est 1 cm3 contenant 1 mg de la vitamine. Sous forme orale, la vitamine B12 peut subir le même facteur intrinsèque qui inhibe l’absorption à partir des aliments. Quand les doses orales dépassent 1 000 mg, elles sont cependant assimilées. Si vous préférez donc prendre des vitamines sous forme orale, veillez à ce que la dose soit d’au moins 1 000 mg.
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